Démon BSD

Documentation NetBSD :

Bases du réseau NetBSD

Cette page est en cours d'évolution. Tout commentaires ou suggestions sont les bienvenus.

FAQ réseau

Problèmes réseau

Autres liens


FAQ réseau


Pour commencer (haut)

Le processus d'installation de NetBSD met en place la configuration réseau de base. Elle est utilisable pour une station de travail. Elle peut être étendue pour tirer partie des nombreuses caractéristiques réseau de NetBSD.

Fichiers de configuration réseau (haut)

La configuration réseau est définie dans quelques fichiers texte.

Programmes de configuration du réseau (haut)

Deux importants programmes se trouvent dans le script de démarrage /etc/netstart et peuvent être utilisés manuellement pour configurer le réseau.

ajouter un ordinateur au réseau (haut)

Le minimum logiciel pour qu'un ordinateur fasse partie du réseau est une interface configurée dotée d'une adresse sur le réseau local. Si vous donnez des informations réseau pendant l'installation de NetBSD, l'ordinateur sera immédiatement connecté et accessible par son adresse IP.

Donner un nom à l'ordinateur (haut)

Pour permettre l'accès par le nom comme par l'adresse IP, ces informations doivent être inscrites dans le fichier de configuration du réseau. Il existe plusieurs façons de faire :
  1. /etc/hosts: hosts(5) pour les réseaux réduits à un petit nombre de machines (hôte ou host), la correspondance Nom/IP de chacune peut être maintenue à la main dans /etc/hosts.

    /etc/hosts:
    192.168.1.2 hote2.mondomaine.org.au hote2

  2. yp(8) permet aux fichiers /etc/hosts du réseau d'être automatiquement synchronisés (de même que d'autres fichiers de configuration).
  3. DNS : la correspondance peut être centralisée par zones et diffusée par le serveur de noms named(8). (Vous trouverez une abondante documentation sur www.dns.net concernant la mise en place et la maintenance des fichiers DNS).

    Entrée du fichier direct
    host2 A 192.168.1.2

    Entrée du fichier inverse
    2 PTR host2.mydomain.org.au.

Communication inter-réseau (haut)

Connecter votre réseau (qui peut consister en un seul ordinateur) à un autre réseau nécessite qu'un des hôtes joue le rôle de passerelle entre les deux. Il doit donc avoir deux interfaces réseau, chacune configurée pour un réseau.

Communication inter-réseau avec PPP (haut)

Un type spécial d'interface réseau peut être créé pour le port série (avec ou sans modem) à l'aide de pppd(8).

Plusieurs mises en place PPP existent. Voici une méthode simple, utilisable pour une connexion chez un FAI (Fournisseur d'Accès Internet).

  1. Créez un fichier d'options de port

    /etc/ppp/peers/mon-fai
    # Exemple d'options pppd
    # spécifiques à mon-fai
    /dev/tty01
    local_IP_address:remote_IP_address
    connect '/usr/sbin/chat -v -f /etc/ppp/peers/mon-fai.chat'
    defaultroute
    persist
    ipparam mon-fai
    asyncmap 0
    noauth

  2. Créez un fichier d'options de périphérique

    /etc/ppp/options.{nom-tty}
    # Exemple d'options pppd
    # spécifique à nom-tty
    lock
    crtscts
    57600
    modem

  3. Créez un fichier de négotiation (chat)

    /etc/ppp/peers/mon-fai.chat
    # Exemple de fichier chat
    # spécifiques à mon-fai
    ABORT BUSY ABORT 'NO CARRIER' ""
    \da\ptz0 OK
    \da\ptdt8887776655 CONNECT

  4. Établissez la connexion avec :

    pppd call mon-fai

  5. Paramètrez la variable

    ppp_peers="mon-fai" dans /etc/rc.conf rc.conf(5) et la connexion sera automatiquement établie au démarrage.

Contairement aux interfaces ethernet, vous n'avez pas besoin d'avoir de fichier /etc/ifconfig.{interface} pour une interface PPP.

Si vous vous connectez à la demande par RTC et que vous ne voulez pas que certaines requètes n'établissent la liaison (par exemple le trafic ntp de xntpd(8)), vous pouvez utiliser active-filter dans votre fichier de configuration ppd.conf :

	active-filter   'not udp port ntp'

pppd sur une ligne dédiée (haut)

Une ligne dédiée est un lien point-par-point permanent. La mise en place sous NetBSD est très simple. Sur le serveur, établissez un /etc/ppp/options comme ceci :

/dev/tty00
57600
noauth
crtscts
passive
<adresse_IP_locale>:<adresse_IP_distante>
debug
netmask 255.255.255.255
proxyarp

Vous devrez remplacer <adresse_IP_locale> et <adresse_IP_distante> par les valeurs appropriées (<adresse_IP_locale> peut être identique à votre ethernet mais <adresse_IP_distante> doit être une adresse valide pour votre segment).

Sur le client, établissez un /etc/ppp/options avec :

/dev/tty00
57600
noauth
crtscts
defaultroute
debug

Des deux côtés, ajustez /dev/tty00 avec la valeur de votre port série.

Utilisation d'un modem RNIS (terminal adapter, TA) (haut)

NetBSD voit le TA comme un modem normal. Il peut traiter du PPP asynchrone pourvu que vous choisissiez le bon mode. Suivant votre fournisseur d'accès, vous pouvez choisir entre :

Vous passez en mode TA à l'aide de commandes Hayes «AT». Veuillez consulter votre manuel pour savoir lesquelles. Ajoutez-les ensuite à votre script de négotiation (chat) utilisé pour la numérotation PPP normale, comme avec un modem (analogique) normal.

Réseau par carte RNIS (haut)

Le paquetage isdn4bsd permet à NetBSD/alpha, NetBSD/amiga, NetBSD/atari et NetBSD/i386 d'utiliser des cartes réseau RNIS (ISDN, en anglais) DSS1 (protocole européen). Vous devrez modifier les sources du noyau en suivant les instructions fournies avec le paquetage, compiler une nouveau noyau comportant la gestion RNIS puis compiler des programmes de contrôle.

Notez que ce paquetage est toujours considéré comme étant en phase béta test.

Notez aussi qu'il s'agit bien de cartes RNIS et non de modem. Ce dernier est utilisable comme un modem normal.

Mise en place NAT («masquage IP») simplifiée (haut)

Pour permettre aux ordinateurs de votre réseau local privé (disons 10.0.0.0/24) d'utiliser NetBSD comme routeur et pour mettre en place la Traduction d'Adresses Réseau (ou NAT, Network Address Translation, appelé aussi «Masquage IP» ou «IP Masquerading» dans un autre univers), suivez les instructions suivantes :

  1. Sur le client, utilisez la machine NAT comme routeur par défaut (inscrivez defaultroute="a.b.c.d" dans son fichier /etc/rc.conf, s'il tourne sous NetBSD, avec a.b.c.d l'adresse IP interne issue, par exemple, du réseau 10.0.0.0).
  2. Sur la machine NAT, commencez par vérifier que le noyau a activé ipfilter :
    options         PFIL_HOOKS    	        # pfil(9) packet filter hooks
    pseudo-device   ipfilter                # IP filter (firewall) and NAT
    
  3. Ajoutez ceci dans votre fichier /etc/ipf.conf(5) :
    pass in from any to any
    pass out from any to any
    
  4. Ajoutez ceci dans votre fichier /etc/ipnat.conf(5) :
    map ppp0 10.0.0.0/24 -> 0/32 proxy port ftp ftp/tcp
    map ppp0 10.0.0.0/24 -> 0/32 portmap tcp/udp 40000:60000
    map ppp0 10.0.0.0/24 -> 0/32
    
  5. Activez le tout dans votre fichier /etc/rc.conf :
    ipfilter=YES                                    # utilise /etc/ipf.conf
    ipnat=YES                                       # utilise /etc/ipnat.conf
    
  6. Lancez la transmission de paquets ipv4 dans /etc/rc.local :
    sysctl -w net.inet.ip.forwarding=1
    
  7. Redémarrez.
  8. Utilisez ping(8) et tcpdump(1) pour débugger.

Maintenance (haut)

Sécurité (haut)

Appletalk (haut)

NetBSD gère «netatalk»; qui permet aux machines unix de communiquer avec des machines AppleTalk sur ethernet (pas sur LocalTalk). Les ordinateurs sous Mac OS peuvent ainsi accéder aux systèmes de fichiers et imprimer sur les imprimantes en passant par NetBSD et les machines sous NetBSD peuvent imprimer sur des imprimantes AppleTalk. Les sources nécessaires sont disponibles dans la collection de paquetages de NetBSD.

Passer à BIND version 8 (haut)

Depuis NetBSD 1.4, nous utilisons BIND version 8 qui se base sur un format de fichier de configuration différent. Le fichier de base de named voit son nom named.boot se changer en named.conf. Pour assurer la conversion de l'ancien fichier vers le nouveau, faites :

/usr/sbin/named-bootconf < named.boot > named.conf

Parallèlement à son intégration aux versions officielles de NetBSD, les familles 8.x et 9.x de BIND se trouvent dans la Collection de Paquetages de NetBSD. Reportez-vous respectivement à bind8 et bind9.

Il est désormais déconseillé d'utiliser BIND 4. Mieux vaut passer aux versions suivantes. Si vous devez continuer à utiliser l'ancienne version 4.x de BIND, intéressez-vous au paquetage bind4.

Kerberos (haut)

Kerberos est un système d'authentification réseau conçu pour fournir une identification formelle aux applications client/serveur en se basant sur une clé cryptographique secrète.

NetBSD 1.5 et suivantes comprennent l'implémentation KTH Heimdal Kerberos 5.

Cette section présente quelques instructions simples afin que votre NetBSD soit configuré pour utiliser Kerberos. Pour les personnes qui n'y sont pas familières ce sera un guide de base. Pour celles familières, ce sera un comparatif des différences entre le Kerberos de NetBSD et celui des systèmes que vous avez pu utiliser par le passé.

Pour les besoins de cette documentation, considérons que notre nom de domaine est «foo.com». Considérons aussi que nous avons deux machines, dans ce domaine, appellées mach1.foo.com et mach2.foo.com.

Un domaine administratif Kerberos est appelé une zone («realm» en anglais). Vous pouvez lui donner le nom que vous voulez mais la convention veut qu'il corresponde au nom du domaine DNS de l'organisation, en majuscules. Ainsi, dans notre exemple où le domaine est «foo.com», le nom de la zone sera «FOO.COM».

Dans Kerberos, une identité est appelée un principal. Un utilisateur, un hôte et même un service sur un hôte sont des principaux. Leur nom est sous la forme «nom@ZONE». Si la partie «@zone» est omise, c'est la zone par défaut qui est considérée. Les noms de services principaux sont sous la forme «service/machine@ZONE». Le nom de la machine doit être le nom complet internet. Toutes les machines possèdent leur service principal «host/...». Il est généralement utilisé par les programmes de connexion (comme telnet(8) ou sshd(8)) ou autre pour authentifier l'hôte sur un autre principal (par exemple certains protocoles de gestions de clés IPsec).

Un certificat d'identité Kerberos s'appelle un ticket. Il existe un certain type de tickets appelé ticket d'émission de ticket (Ticket Granting Ticket ou TGT). Il s'agit de l'ensemble initial de vos certificats acquis lorsque vous vous connectez avec login(1) ou en lançant kinit(1). Le TGT sert à obtenir des tickets vous permettant d'utiliser des services nécessitant l'authentification Kerberos. Les tickets sont enregistrés dans une base de données appelée cache de certificats d'identité. Lors d'une session, ce cache est généralement enregistré dans un fichier de /temp. Il doit être détruit, en fin de session, à l'aide de la commande kdestroy(1). Il est important de protéger votre cache de certificats d'identité. Autrement, une personne non habilitée pourrait avoir accès à des services auxquels elle ne devrait pas.

Les certificats sont gérés de façon centralisée par le Centre de Distribution de Tickets (Key Distribution Center ou KDC). Un utilisateur s'authentifie auprès du KDC en donnant un mot de passe au moment de la demande de TGT. Un service s'authentifie de la même façon mais le mot de passe provient d'une liste de clés ou keytab, enregistrée sur la machine.

Notez que Kerberos nécessite que tous les hôtes d'une zone soient à la même heure. La meilleure façon de le faire est d'utiliser NTP sur votre réseau.

Voici, pas à pas, comment configurer votre réseau afin d'utiliser Kerberos.

  1. Choisissez le système qui sera le KDC. Il doit être sûr car s'il est compromis, tous les principaux sont compromis. Dans notre exemple, cette tâche sera assurée par mach1.foo.com.

    Le système KDC jouera aussi le rôle de serveur d'administration et de serveur de modification de mot de passe Kerberos.

    La façon la plus simple de fournir les renseignements sur le KDC se fait par les enregistrements SRV DNS. Si vous optez pour cette solution, voici les informations nécessaires à notre zone FOO.COM :

    
         _kerberos._udp      IN  SRV     01 00 88 mach1.foo.com.
         _kerberos._tcp      IN  SRV     01 00 88 mach1.foo.com.
         _kpasswd._udp       IN  SRV     01 00 464 mach1.foo.com.
         _kerberos-adm._tcp  IN  SRV     01 00 749 mach1.foo.com.
         _kerberos           IN  TXT     FOO.COM
         

    Consultez le RFC 2782 pour connaitre le format de ces enregistrements. Notez que vous pouvez entrer ces informations manuellement sur chaque hôte de la zone si vous ne voulez pas utiliser la méthode DNS.

  2. Renseignez le fichier /etc/krb5.conf de chaque système de la zone. Indiquez-y la zone par défaut. NOTE : dans certaines implémentations de Kerberos, ce n'est pas nécessaire car il peut la trouver tout seul à partir de l'enregistrement TXT «_kerberos» du DNS. Dans NetBSD, Kerberos est désactivé tant que le fichier /etc/krb5.conf n'existe pas donc vous pouvez aussi le renseigner.

    
         # cat > /etc/krb5.conf
         [libdefaults]
                 default_realm = FOO.COM
         ^D
         #
         

    Si vous n'utilisez pas les enregistrements SRV DNS pour configurer votre zone, vous devez lister les serveurs KDC, kadmin et kpasswd, dans vos fichiers /etc/krb5.conf, de cette façon :

    
         # cat >> /etc/krb5.conf
         [realms]
                 FOO.COM = {
                         kdc = mach1.foo.com
                         admin_server = mach1.foo.com
                         # optionel, admin_server par défaut
                         kpasswd_server = mach1.foo.com
                 }
         ^D
         #
         

    Notez que si vous déplacez une machine vers une autre zone, l'enregistrement TXT _kerberos du DNS remplacera la zone par défaut du fichier /etc/krb5.conf.

  3. Assurez-vous que le répertoire /var/heimdal existe sur le système KDC. Son possesseur doit être root:wheel et son mode 0755.

    
         mach1# ls -ld /var/heimdal
         1 drwxr-xr-x  2 root  wheel  512 Nov 30 15:21 /var/heimdal/
         mach1#
         

  4. Déterminez la clé maitre (Master key) qui permettra de crypter les clé principales enregistrées dans la base de données KDC.

    
         mach1# kstash
         Master key:
         Verifying password - Master key:
         mach1#
         

  5. Créez la base de données KDC à l'aide de kadmin(8). Vous devez utiliser l'option «local database» pour pouvoir le faire.

    
         mach1# kadmin -l
         kadmin> init FOO.COM
         Realm max ticket life [unlimited]:
         Realm max renewable ticket life [unlimited]:
         kadmin>
         

  6. Créez un principal pour que le système puisse démarrer.

    
         kadmin> add --random-key host/mach1.foo.com
         Max ticket life [1 day]:
         Max renewable life [1 week]:
         Principal expiration time [never]:
         Password expiration time [never]:
         Attributes []:
         kadmin>
         

    Maintenant qu'un principal existe, vous pouvez extraire sa clé de la lite des clé (keytab) de KDC.

    
         kadmin> ext -k /etc/krb5.keytab host/mach1.foo.com
         kadmin>
         

    La liste des clés peut être obtenue avec la commande ktutil(8) :

    
         mach1# ktutil list
         Vno  Type           Principal
           1  des-cbc-crc    host/mach1.foo.com
           1  des-cbc-md4    host/mach1.foo.com
           1  des-cbc-md5    host/mach1.foo.com
           1  des3-cbc-sha1  host/mach1.foo.com
         

  7. Créez les principaux des utilisateurs amenés à utiliser l'authentification Kerberos.

    
         kadmin> add joe
         Max ticket life [1 day]:
         Max renewable life [1 week]:
         Principal expiration time [never]:
         Attributes []:
         joe@FOO.COM's Password:
         Verifying password - joe@FOO.COM's Password:
         kadmin>
         

  8. Configurez le KDC afin qu'il soit lancé au démarrage puis lancez-le.

    
         mach1# echo "kdc=YES" >> /etc/rc.conf
         mach1# /etc/rc.d/kdc start
         Starting kdc.
         mach1#
         

  9. Configurez inetd afin qu'il lance les serveurs kadmin (administration de Kerberos) et kpasswd (modification de mot de passe). Pour cela, les lignes suivantes doivent être présentes dans le fichier /etc/inetd.conf du système KDC :

    
         kerberos-adm stream tcp  nowait root /usr/libexec/kadmind  kadmind
         kerberos-adm stream tcp6 nowait root /usr/libexec/kadmind  kadmind
         kpasswd      dgram  udp  wait   root /usr/libexec/kpasswdd kpasswdd
         kpasswd      dgram  udp6 wait   root /usr/libexec/kpasswdd kpasswdd
         

    Demandez à inetd(8) de recharger sa configuration.

    
         mach1# /etc/rc.d/inetd reload
         Reloading inetd config files.
         mach1#
         

  10. Testez votre KDC en demandant un TGT et en vous connectant au système KDC lui-même, en utilisant Kerberos.

    
         mach1:joe$ kinit
         joe@FOO.COM's Password:
         joe$ klist
         Credentials cache: FILE:/tmp/krb5cc_100
                 Principal: joe@FOO.COM
         
           Issued           Expires          Principal
         Nov 30 14:10:16  Dec  1 00:10:16  krbtgt/FOO.COM@FOO.COM
         Nov 30 14:10:16  Dec  1 00:10:16  krbtgt/FOO.COM@FOO.COM
         mach1:joe$ telnet -ax mach1.foo.com
         Trying 10.0.0.1
         Connected to mach1.foo.com.
         Escape character is '^]'.
         [ Trying KERBEROS5 ... ]
         [ Kerberos V5 accepts you as ``joe@FOO.COM'' ]
         Last login: Thu Nov 30 14:08:33 2000 from mach1
         ...
         mach1:joe$ exit
         Connection closed by foreign host.
         mach1:joe$
         

  11. Une fois que vous êtes sûr que tout fonctionne correctement, ajoutez les principaux des autre hôtes faisant partie de la zone Kerberos.

    
         mach1# kadmin -l
         kadmin> add --random-key host/mach2.foo.com
         Max ticket life [1 day]:
         Max renewable life [1 week]:
         Principal expiration time [never]:
         Password expiration time [never]:
         Attributes []:
         kadmin>
         

  12. La bonne idée est maintenant d'ajouter les principaux «admin» pour les administrateurs sytème. Vous pouvez tricher en ajoutant un principal «root/admin» si vous prévoyez de gérer Kerberos en tant que root.

    
         mach1# kadmin -l
         kadmin> add root/admin
         Max ticket life [1 day]:
         Max renewable life [1 week]:
         Principal expiration time [never]:
         Password expiration time [never]:
         Attributes []:
         root/admin@FOO.COM's Password:
         Verifying password - root/admin@FOO.COM's Password:
         kadmin>
         

    Ajoutez le principal à l'ACL kadmin :

    
         mach1# echo "root/admin@FOO.COM all" >> /var/heimdal/kadmind.acl
         mach1#
         

  13. Maintenant que vous avez un principal «admin», vous pouvez facilement extraire les principaux «host/...» des machines qui leur correspondent vers la keytab.

    
         mach2# kadmin
         kadmin> ext -k /etc/krb5.keytab host/mach2.foo.com
         root/admin@FOO.COM's Password:
         kadmin>
         

    Testez en vous connectant à une machine avec Kerberos.

    
         mach1:joe$ telnet -ax mach2.foo.com
         Trying 10.0.0.2
         Connected to mach2.foo.com.
         Escape character is '^]'.
         [ Trying KERBEROS5 ... ]
         [ Kerberos V5 accepts you as ``joe@FOO.COM'' ]
         Last login: Thu Nov 30 16:26:51 2000 from mach1
         ...
         mach2:joe$ exit
         Connection closed by foreign host.
         mach1:joe$
         
Félicitations ! Votre zone Kerberos fonctionne !

Les utilisateurs de Windows 2000 peuvent aussi utiliser votre KDC NetBSD comme serveur d'autentification. En effet, Windows 2000 utilise Kerberos pour gérer ses connexion de Domaines Windows. NetBSD ne peut pas jouer le r™le de Contr™leur de Domaines Windows 2000 mais, si vous utilisez Samba, il peut faire office de serveur de Groupes de Travail (Workgroup).

Pour les besoins de l'exemple, considérons que vous avez configuré Samba et que vos machines Windows2000 l'utilisent.

  1. Assurez-vous que les Supplemental Tools sont installés sur vos systèmes Windows 2000. Vous les trouverez sur votre média d'installation de Windows.

  2. Sur le KDC, ajoutez un h™te principal pour la machine Windows 2000 :

    
        mach1#kadmin -l
        kadmin> add host/win2k.foo.com
        max ticket life [1 day]:
        Max renewable life [1 week]:
        Principal expiration time [never]:
        Password expiration time [never]:
        Attributes []:
        host/win2k.shagadelic.org@SHAGADELIC.ORG's Password:
        Verifying password -
        host/win2k.shagadelic.org@SHAGADELIC.ORG's Password:
        kadmin>
        

    N'OUBLIEZ PAS CE MOT DE PASSE ! Vous devrez le retaper sur votre machine Windows 2000.

  3. Sur Windows 2000, configurez votre zone, le KDC et le mot de passe en utilisant la commande ksetup :

    
        C:>ksetup /setdomain FOO.COM
        C:> ksetup /addkdc FOO.COM mach1.foo.com
        C:>ksetup /setmachpassword mot de passe
        

  4. Redémarrez votre système Windows 2000.

  5. Faites correspondre les utilisateurs locaux avec les principaux de Kerberos en utilisant la commande ksetup :

    
        C:>ksetup /mapuser * *
        

    Vous pouvez aussi faire correspondre un utilisateur particulier à un pricipal particulier :

    
        C:>ksetup /mapuser user@FOO.COM utilisateur_local
        

  6. Redémarrez votre système Windows 2000.

De cette manière, vous pourrez choisir de vous connecter à une zone Kerberos en démarrant un session Windows 2000. Notez que, par expérience, vous devrez synchroniser les mots de passe de Samba sur ceux de Kerberos.

Pour plus d'informations sur Kerberos, suivez ces liens :


Problèmes réseau


Impossible de pinguer les autres machines (haut)

Essayez un ping(8) avec l'adresse IP («ping -n W.X.Y.Z») au lieu du nom. Si cela fonctionne, c'est que le problème vient sans doutes de votre fichier resolv.conf(5). Vérifiez que vos serveurs de noms sont correctement identifiés et qu'ils répondent.

Les connexions attendent 30 secondes (haut)

C'est généralement, au choix :
  1. Le resolv.conf est incorrect et la recherche de nom finit par s'interrompre faute de réponse du serveur,
  2. Un serveur de courriel distant tente de se connecter sur votre inetd(8) local et ipf(8) est configuré pour abandonner les paquets du port 113, sans donner d'avertissement.

Particularités du FAI allemand T-Online (haut)

Si vous voulez établir une connexion téléphonique chez le fournisseur d'accès internet allemand T-Online, deux attentions particulières sont à porter, d'une part, au nom d'utilisateur et, d'autre part, au script de négotiation (chat-script). Voyez plus haut la description générale de PPP.

  1. Le nom d'utilisateur de T-Online est formé de trois parties collées :

    1. Anschlußkennung: nombre de 12 chiffres (AAAAAAAAAAAA), par exemple 000120123456
    2. T-Online Nr: nombre de 12 chiffres (TTTTTTTTTTTT), par exemple 3200123456. Commence généralement par «32». Si le votre fait moins de 12 chiffres, ajoutez un «#».
    3. Mitbenutzer-Nummer, généralement "0001" (MMMM), par exemple 0001

    Les trois parties sont mises à la suite, sans séparateur («AAAAAAAAAAAATTTTTTTTTTTTMMMM»), par exemple 0001201234563200123456#0001. Utilisez cela comme «user» dans votre fichier d'options PPP.

  2. Dans le script de négotiation (chat), prenez garde de bien envoyer un «.» après que le modem ait indiqué CONNECT :
    ABORT BUSY    '' AT
                  OK ATZ
                  OK ATL1
                  OK ATD0191011
                  CONNECT '.'
    
    Sans ce point final, vous risquez d'être immédiatement déconnecté, sans réponse du serveur de T-Online après que vous ayez envoyé la première trame ConfReq LCP.

Pour plus d'informations, voici quelques liens en allemand (la plupart ne concernent pas directement NetBSD mais d'autres systèmes de type Unix donc s'appliquent aussi bien à NetBSD).


Accueil
Accueil Documentation

(Nous contacter) $NetBSD: index.html,v 1.21 2006/11/23 13:35:53 manu Exp $
Copyright © 1998-2004 par la Fondation NetBSD, Inc. TOUS DROITS RÉSERVÉS.