Démon BSD

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Les utilisateurs


Ajouter un utilisateur (haut)

Vous pouvez, au choix, suivre la procédure décrite dans la page de manuel adduser(8) ou utiliser le paquetage user de la collection de paquetages de NetBSD. La suite de gestion user a été intégrée à partir de NetBSD 1.4.2.

Problème de connexion ou de «su» avec root (haut)

Ce problème a diverses origines :

Ajouter un chemin d'accès (haut)

Par exemple, pour ajouter /usr/X11R6/bin à vos chemins d'accès, éditez le fichier .login de votre répertoire personnel puis ajoutez :
set path = ( /usr/X11R6/bin $path )

Cela ne marche que pour le C-shell csh(1) et ses dérivés tels que tcsh. Pour sh(1) et autres (comme bash2), la syntaxe est :

PATH=/usr/X11R6/bin:$PATH
export PATH

Paramètrer quelque chose pour tous les utilisateurs (haut)

Vous pouvez paramètrer quelque chose pour tous les utilisateurs qui utilisent csh(1) ou tcsh en ajoutant l'information aux fichiers suivants :

Corrections et écriture automatique dans un interpréteur de commandes (haut)

Cela dépend du type d'interpréteur que vous utilisez :

Afficher les messages dans une certaine langue (haut)

NetBSD utilise la variable d'environnement «LANG» pour déterminer la langue dans laquelle afficher les messages d'erreurs et autres. Elle se paramètre, dans csh ou tcsh, avec la commande «setenv LANG XX» où XX représente les deux lettres du pays («fr» pour la France). Vous trouverez la liste des langues avec la commande «ls /usr/share/nls».

Note : Seuls certains messages ont été traduits. Pour faire un test, paramètrez la variable LANG puis tapez «cd /un_fichier_qui_nexiste_pas».

Changer l'information donnée par finger (haut)

Utilisez la commande «chfn(1)» ou bien «vipw(8)» pour modifier /etc/master.passwd.

Imprimer et scanner


Imprimer les pages de manuel en PostScript (haut)

Les pages de manuel sont rédigées en nroff(1) et se trouvent dans /usr/share/man/manX/manpage.XX est le numéro de section (1 pour nroff, par exemple). Pour les convertir au format PostScript, utilisez :
	groff -Tps -mandoc /usr/share/man/manX/manpage.X
Par exemple, pour convertir la page de manuel ls(1) en PostScript et l'envoyer sur l'imprimante par défaut, par lpr(1), tapez :
	groff -Tps -mandoc /usr/share/man/man1/ls.1 |lpr
Si vous voulez imprimer sur d'autres types d'imprimantes, intéressez-vous au paquetage ghostscript de pkgsrc.

Imprimer sur une imprimante SMB distante depuis NetBSD (haut)

Configurer une carte HP JetDirect avec BOOTP (haut)

Si vous possédez un serveur d'impression JetDirect, comme la JetDirect EX Plus, vous pouvez utiliser BOOTP, sous NetBSD, pour le configurer. Voici les étapes à suivre : Créez une entrée, dans /etc/bootptab, pour le serveur JetDirect :
hp690c:\ 
        :hn:\ 
        :ht=ether:\ 
        :ip=192.168.0.10:\            <-- l'adresse IP de la JetDirect
        :ha=00.60.b0.1d.04.d5:\       <-- l'adresse MAC de la JetDirect
        :sm=255.255.255.0:\           <-- le masque réseau de la JetDirect
        :sa=192.168.0.5:\             <-- l'adresse du serveur tftp (la machine qui fait tourner TFTPD)
        :gw=192.168.0.1:\             <-- l'adresse de la passerelle
        :lg=192.168.0.5:\             <-- l'adresse du serveur de log
        :T144="hpnp/hp690c.cfg":\     <-- nom du fichier de conf de la JetDirect
        :vm=rfc1048:
Consultez bootptab(5) pour plus d'informations sur ce fichier. Assurez-vous que tftpd et bootp sont activés dans /etc/inetd.conf. Notez l'argument «-s» sur la ligne de tftp dans /etc/inetd.conf. C'est le répertoire racine de tftpd(8). Dans le reste de notre exemple, nous considérons qu'il s'agit de /tftpboot. Créez ensuite le fichier de configuration de l'Interface d'Impression Réseau (Network Printer Inferface : NPI). Dans notre exemple, ce fichier est /tftpboot/hpnp/hp690c.cfg. Son contenu ressemble à :
name: nom de l'imprimante
location: Localisation de l'imprimante 
contact: Personne à contacter 
idle-timeout: 1800
banner: 0
Lorsque vous effectuez des modifications dans le fichier /etc/inetd.conf, assurez-vous que inetd(8) le relise en tapant kill -HUP `cat /var/run/inetd.pid`. Lorsque vous le redémarrez, le serveur d'impression JetDirect (ou l'imprimante sur laquelle elle est connectée) se reconfigure par BOOTP. Sur certaines imprimantes, il vous faudra explicitement demander ce protocole en utilisant le paneau frontal.

Scanner sous NetBSD (haut)

NetBSD gère de nombreux scanners SCSI grâce au paquetage sane-backends. Il peut s'utiliser à l'aide des utilitaires de sane-frontends ou bien être directement appelé par des applications graphiques telles que GIMP.

Note : dans les versions de NetBSD précédant la 1.4.2, le pilote ss(4) inclus dans le noyau peut causer des problèmes à sane-backends et à certains scanners. Vous pouvez au choix recompiler un noyau dépourvu de ss(4) et utiliser le périphérique uk(4) ou bien mettre à jour vers 1.4.2 ou plus récent.


Les supports amovibles


Initialisation et utilisation des disquettes (haut)

Les disquettes de style PC fonctionnent de la même manière que tout disque mais nécessitent un formattage de bas niveau.

Pour utiliser une disquette normale de 1440 Ko dans le premier lecteur, commencez, en tant que root, par la formatter :

fdformat -f /dev/rfd0a
Créez une partition unique avec disklabel(8) :
disklabel -rw /dev/rfd0a floppy3
Créez le petit système de fichiers optimisé pour l'espace :
newfs -m 0 -o space -i 16384 -c 80 /dev/rfd0a
La disquette peut alors être montée comme n'importe quel disque.
Si vous avez une disquette déjà formattée pour MS-DOS et que vous voulez l'utiliser sous NetBSD, tapez simplement quelque chose comme :
mount -t msdos /dev/fd0a /mnt

Cependant, plutôt que d'utiliser les disquettes de la même façon que les (gros) disques habituels, il est souvent plus pratique de contourner le système de fichiers et de copier une archive de fichiers directement sur le périphérique série. Par exemple :

tar cvfz /dev/rfd0a fichier1 fichier2 ...
Il existe une variante pour les disquettes MS-DOS : le paquetage mtools. Il a l'avantage de ne pas passer par la mémoire tampon du noyau et donc de ne pas être exposé au danger de voir la disquette retirée du lecteur alors qu'elle est montée dans le système.

Utilisation des cartouches ZIP (haut)

  1. Vérifiez que vous avez le périphérique ZIP :
    yui# dmesg | grep -i zip
    sd0 at atapibus0 drive 1: <IOMEGA  ZIP 100       ATAPI, , 14.A> type 0 direct removable
    
    Dans cet exemple, le lecteur est reconnu comme sd0, comme un disque SCSI. Le fait qu'il soit ATAPI n'importe pas, un lecteur SCSI apparaitrait de la même manière. Le ZIP est marqué comme étant «removable», vous pouvez donc éjecter la cartouche avec «eject sd0».

  2. Insérez une cartouche ZIP.

  3. Regardez quelles sont les partitions présentes dessus :
    yui# disklabel sd0
    # /dev/rsd0d:
    type: ATAPI
     ...
    8 partitions:
    #        size   offset     fstype   [fsize bsize   cpg]
      d:   196608        0     unused        0     0         # (Cyl.    0 - 95)
      h:   196576       32      MSDOS                        # (Cyl.    0*- 95)
    disklabel: boot block size 0
    disklabel: super block size 0
    
    "d"
    est le disque complet, comme d'habitude sur i386.
    "h"
    est ce que vous voulez, vous voyez même qu'il s'agit d'une partition msdos.
    Vous utiliserez donc /dev/sd0h pour accéder à la partition zip.

  4. Montez-la :
    yui# mount -t msdos /dev/sd0h /mnt
    yui# 
    

  5. Accédez à vos fichiers :
    yui# ls -la /mnt
    total 40809
    drwxr-xr-x   1 root  wheel     16384 Dec 31  1979 .
    drwxr-xr-x  28 root  wheel      1024 Aug  2 22:06 ..
    -rwxr-xr-x   1 root  wheel   1474560 Feb 23  1999 boot1.fs
    -rwxr-xr-x   1 root  wheel   1474560 Feb 23  1999 boot2.fs
    -rwxr-xr-x   1 root  wheel    548864 Feb 23  1999 boot3.fs
    -rwxr-xr-x   1 root  wheel  38271173 Feb 23  1999 netbsd19990223.tar.gz
    

  6. Démontez la cartouche ZIP :
    yui# umount /mnt
    yui#
    

  7. Ejectez-la :
    yui# eject sd0
    yui#
    

Lire les cédéroms de données avec NetBSD (haut)

Les cédéroms de données peuvent contenir des programmes, des fichiers son (mp3, wav), des vidéos (mp3, quicktime), du code source, des fichiers texte... Avant de pouvoir accéder à ces fichiers, le CD doit d'abord être monté dans un répertoire, de la même façon que les disques durs. Comme ces derniers s'utilisent avec différents systèmes de fichiers (ffs, lfs, ext2fs...), les cédéroms possède leur propre format : «cd9660». Cette gestion, sous NetBSD, peut se faire avec ou sans les extensions Rockridge et Joliet.

Les lecteurs de cédéroms sont appelés /dev/cd0a, qu'ils soient SCSI ou IDE (ATAPI).

Commençons avec ces informations :

  1. Vérifiez que votre système reconnait le lecteur de cédéroms :
         # dmesg | grep ^cd
         cd0 at atapibus0 drive 0: <CD-R/RW RW8040A, , 1.12> type 5 cdrom removable
         cd0: 32-bit data port
         cd0: drive supports PIO mode 4, DMA mode 0
         cd0(pciide0:1:0): using PIO mode 0, DMA mode 0 (using DMA data transfers)
         
    Nous avons un lecteur, «cd0». C'est un IDE/ATAPI puisqu'il se trouve sur le bus atapibus0. Bien entendu, le lecteur (ou plutôt le support) est amovible. Vous pouvez donc l'éjecter (voir plus loin).

  2. Insérez un CD.

  3. Montez-le manuellement :
         # mount -t cd9660 /dev/cd0a /mnt
         # 
         
    Cette commande n'affiche rien. Elle demande au système de monter le CD de /dev/cd0a dans /mnt avec le système de fichiers «cd9660». Le point de montage «/mnt» doit être un répertoire existant.

  4. Consultez le CD :
         # ls /mnt
         INSTALL.html INSTALL.ps   TRANS.TBL    boot.catalog
         INSTALL.more INSTALL.txt  binary       installation
         # 
         
    Tout semble correct ! C'est un CD NetBSD, bien sûr. :)

  5. Démontez le CD :
         # umount /mnt
         # 
         
    Si le CD est encore utilisé (si un autre interpréteur a fait un «cd» dedans, par exemple), cette commande ne marchera pas. Si vous éteignez le système, le démontage du CD se fera automatiquement, vous n'avez rien à faire.

  6. Ajouter une entrée dans /etc/fstab :

    Si vous ne voulez pas taper la commande complète à chaque fois, vous pouvez inscrire les paramètres dans une ligne de /etc/fstab :

         # Périph        monté en        sys de fic  options 
         /dev/cd0a       /cdrom          cd9660      rw,noauto    
         
    Assurez-vous que le point de montage («/cdrom» dans notre exemple) existe bien :

         # mkdir /cdrom
         # 
         
    Vous pouvez alors monter le cédérom avec :
         # mount /cdrom
         #
         
    Naviguez et démontez comme précédemment.

    Le CD n'est pas monté au démarrage par l'option «noauto». C'est utile car vous n'avez probablement pas toujours de CD dans le lecteur. Reportez-vous à mount(8) et mount_cd9660(8) pour connaitre d'autres options utiles.

  7. Ejectez le CD :
         # eject cd0
         # 
         
    Si le CD est encore monté, il sera démonté, si possible, puis éjecté.

Permettre aux utilisateurs de monter un support amovible (haut)

Par défaut, seul «root» peut monter un système de fichiers. Pour que n'importe quel utilisateur soit autorisé à le faire, voici comment faire :

Note : l'utilisateur doit être propriétaire du point de montage. Donc, par exemple, en tant qu'utilisateur :

	cd
	mkdir cdrom

Consultez la page de manuel mount(8) ou bien celle de amd(8).

Utiliser des CD vidéo avec NetBSD (haut)

Pour lire, sous NetBSD, les flux vidéo MPEG comme de nombreux lecteurs de DVD peuvent le faire, montez le CD comme un cédérom de données normal (voir plus haut) et utilisez le paquetage mtv pour lire les fichiers.

Utiliser des CD audio avec NetBSD (haut)

Il y a deux façon de faire :

  1. Demander au lecteur CD de jouer sur le casque ou sur la carte son sur laquelles les CDROM sont généralement connectés. Utilisez des programmes comme xmcd ou «kscd» du paquetage kdemultimedia, des programmes de mixage comme xmix, xmmix, cam basé sur Curses ou kmix du paquetage kdemultimedia.

    Cela fonctionne correctement avec les lecteurs de cédéroms, CD ré-inscriptibles et DVD, SCSI et IDE (ATAPI).

  2. De nombreux programmes permettent de lire («riper») des pistes audio au format binaire sans conversion binaire->analogique et inversement. Par exemple :

      Avec les lecteurs ATAPI ou SCSI, vous pouvez utiliser le paquetage cdd. Pour extraire la piste 2 avec cdd, tapez :

      #cdd -t 2 `pwd`

      Un fichier track-02.cda sera inscrit dans le répertoire courant.

    • Avec les lecteurs SCSI, vous pouvez utiliser le paquetage tosha. Pour extraire la piste 2 avec tosha, tapez :

      #tosha -d lecteur-de-CD -t 2 -o track-02.cda

    • Pour la plupart des lecteurs de cédéroms ATAPI, SCSI et de nombreux lecteurs propriétaires, vous pouvez utiliser le paquetage cdparanoia. Avec cdparanoia, les données peuvent être enregistrées sur le disque ou envoyées sur la sortie standard au format WAV, AIFF, AIFF-C ou flux. Actuellement, l'option -g est nécessaire avec NetBSD. Voici un hypothétique exemple pour extraire la piste 2 :

      $ cdparanoia -g /dev/rcd0d 2 track02.wav

      Si vous voulez extraire toutes les pistes d'un CD, le mode batch de cdparanoia est très utile :

      $ cdparanoia -g /dev/rcd0d -B
    Les données peuvent alors être traitées pour, par exemple, être transformées en MP3 ou être gravées sur cédérom.

Utiliser un graveur avec des cédéroms de données (haut)

La gravure se fait en deux étapes. La première consiste à créer une «image» ISO des données. La deuxième à graver cette image sur CD.

  1. Lire une image ISO existante
         # dd if=/dev/rcd0a of=filename.iso bs=2k
         #
         
    Vous pouvez aussi créer votre propre image des données :
  2. Générer l'image ISO

    Rassemblez les données que voulez graver dans un répertoire. Il servira à générer l'image ISO. Cette image stocke les données sous la même forme que celle qu'elles auront sur le CD, en ISO 9660. Le format ISO 9660 de base ne comprend que les noms de fichiers sous la forme 8+3 (c'est à dire huit lettres pour le nom plus trois pour l'extension). Comme ce n'est pas adapté aux systèmes Unix, une «Extension Rockridge» a été introduite pour gérer les noms plus longs (une extension similaire existe dans le monde Microsoft, connue sous le nom de Joliet).

    L'image ISO est créée par la commande mkisofs qui fait partie du paquetage cdrecord.

    Exemple : si vos données se trouvent dans /usr/tmp/agraver, vous pouvez générer le fichier image /usr/tmp/agraver.iso en tapant :

         $ cd /usr/tmp
         $ mkisofs -o agraver.iso -r agraver
         Using NETBS000.GZ;1 for  agraver/binary/kernel/netbsd.INSTALL.gz (netbsd.INSTALL_TINY.gz)
         Using NETBS001.GZ;1 for  agraver/binary/kernel/netbsd.GENERIC.gz (netbsd.GENERIC_TINY.gz)
           5.92% done, estimate finish Wed Sep 13 21:28:11 2000
          11.83% done, estimate finish Wed Sep 13 21:28:03 2000
          17.74% done, estimate finish Wed Sep 13 21:28:00 2000
          23.64% done, estimate finish Wed Sep 13 21:28:03 2000
          ...
          88.64% done, estimate finish Wed Sep 13 21:27:55 2000
          94.53% done, estimate finish Wed Sep 13 21:27:55 2000
         Total translation table size: 0
         Total rockridge attributes bytes: 5395
         Total directory bytes: 16384
         Path table size(bytes): 110
         Max brk space used 153c4
         84625 extents written (165 Mb)
         $
         
    Consultez la page de manuel mkisofs(8) pour connaitre les autres options. Le Mini-Guide cédérom démarrable explique comment graver un cédérom démarrable.

  3. Graver l'image sur un CD inscriptible

    Lorsque votre image ISO est prête, il reste à l'écrire sur le CD. Cela se fait avec la commande «cdrecord» issue du paquetage cdrecord. Introduisez un CD vierge puis :

         # cdrecord -v dev=/dev/rcd0d agraver.iso
         ...
         #
         
    Une fois lancée, la commande «cdrecord» affiche de nombreuses informations sur votre graveur, le disque et l'image à graver. Elle entame ensuite un compte à rebours de 10 seconde, dernière chance d'interrompre le processus (avec ^C). Si vous n'abandonnez pas, l'image complète est gravée puis l'invite de commandes réapparait.

    Notez que cdrecord(8) fonctionne avec les graveurs SCSI et IDE (ATAPI).

  4. Test

    Montez le cédérom tout frais gravé et testez-le comme tout CD «normal». Voir plus haut.

Utiliser un graveur pour faire des CD audio (haut)

Si vous voulez faire une copie de sauvegarde de vos CD audio, la marche à suivre consiste à extraire («ripper») les pistes audio puis à les graver sur un cédérom vierge. Bien entendu, cela fonctionne aussi si vous extrayez des pistes de plusieurs CD pour arranger votre propre compilation !

Les étapes sont les suivantes :

  1. Extrayez les pistes audio comme le décrit la section Utiliser des CD audio avec NetBSD, afin d'obtenir des fichiers .wav.

  2. Gravez les fichiers avec cdrecord :

    #cdrecord -v dev=/dev/rcd0d -audio -pad *.wav

Graver un CD audio à partir de MP3 (haut)

Si vous avez converti tous vos CD audio en MP3, par exemple pour faire une compilation à écouter en voiture, il vous faut d'abord convertir les MP3 au format .wav puis les graver en CD audio.

Les étapes sont les suivantes :

  1. Convertissez les fichiers MP3 en .wav :
    $ mpg123 -w foo.wav foo.mp3
    Effectuez cette opération pour tous les fichiers que vous voulez compiler. Les noms des fichiers .wav n'ont aucune importance.

  2. Gravez les fichiers .wav comme cela est décrit à la section Utiliser un graveur pour faire des CD audio.

Dupliquer un cédérom de données avec un lecteur et un graveur (haut)

Si vous avez à la fois un lecteur et un graveur de cédéroms sur votre ordinateur, vous pouvez dupliquer un cédérom de données avec la commande suivante :
#cdrecord dev=/dev/rcd1d /dev/rcd0d
Le lecteur cd0 contient le disque que vous voulez copier et le graveur cd1 contient un cédérom vierge. Notez que cette manipulation ne fonctionne qu'avec des cédéroms de données pas avec des CD audio ! En pratique, vous pouvez ajouter l'option speed=8 pour accélérer les choses.

Utiliser des CD ré-inscriptibles (CD-RW) (haut)

Dans NetBSD, un graveur de cédéroms ré-inscriptibles se gère de la même manière qu'un graveur de cédéroms inscriptibles (CD-R). Il faut créer une image avec mkisofs(8) puis la graver sur le support avec cdrecord(8).

Si vous voulez effacer un CD-RW, utilisez l'option «blank» de cdrecord :

# cdrecord dev=/dev/rcd0d blank=fast
Il existe plusieurs façons d'effacer un cédérom ré-inscriptible. Appelez cdrecord(8) avec l'option «blank=help» pour les connaitre. Consultez la page de manuel de cdrecord(8) pour plus d'informations.

Gestion des DVD (haut)

Actuellement, NetBSD gère les DVD au même format ISO 9660 que les cédéroms. Le nouveau système de fichiers UDF, aussi présent sur les DVD, n'est pas reconnu mais la plupart des DVD contiennent un système de fichiers ISO 9660.

Les DVD, DivX et de nombreux fichiers avi peuvent être lus à l'aide de ogle ou gmplayer.


Questions générales sur NetBSD


Qu'est-ce qui change entre les versions de NetBSD ? (haut)

Une liste relativement à jour de tous les changements (dont ceux de -current) existe.

Il existe aussi un fichier CHANGES à la racine des répertoires de chaque version.

NetBSD est-il un système d'exploitation 64 bits ? (haut)

NetBSD tourne à la fois sur des processeurs 32 et 64 bits. Sur machine alpha, le noyau et les logiciels tournent dans un mode appelé LP64 dans lequel les entiers font 32 bits et les entiers longs et les pointeurs (ainsi que l'espace d'adressage) 64 bis. Le portage sparc64 tourne autant sur des configurations 32 que 64 bits. Un noyau 64 bits (LP64) gère les applications 32 bits en mode 64 bits. En revanche, un noyau 32 bits, qui utilise 32 bits pour les entiers, les pointeurs et les entiers longs (IPL32), ne peut rien faire d'un programme 64 bits.

En ce qui concerne les autres processeurs 64 bits comme le R4000 et le nouveau MIPS (utilisé dans de nombreux portages), NetBSD tourne en mode 32 bits en attendant que la migration vers le 64 bits soit achevée.

Tous les portages de NetBSD gèrent l'arithmétique 64 bits, à la fois pour le noyau et les applications. Pour ce premier, il est utilisé pour divers compteurs et pour FFS, le système de fichiers rapide (Fast File System) 64 bits.

NetBSD est-il exportable ? (haut)

Jusqu'à NetBSD 1.4.x inclus, tout ce qui ne concernait pas la sécurité (c'est à dire secr.tgz) était exportable. L'archive secr.tgz contenait les bibliothèques de crypto. Depuis NetBSD 1.5, le code cryptographique est inclus dans le système de base. Reportez-vous au document Exportabilité du code cryptographique de NetBSD.

A quoi est destiné NetBSD ? (haut)

D'après Chris G. Demetriou (cgd@NetBSD.org):
	NetBSD, en général, est une «plate-forme stable de
	recherche». C'est à dire un système qui peut être utilisé
	dans un but commercial, à la maison, pour la recherche... ce
	que _vous_ en faites ne dépend que de vous. La plupart de ceux
	d'entre nous qui travaillent sur NetBSD essaient de
	l'améliorer dans tout domaine (gestion de plus de matériel,
	stabilité, performances, documentation...)
Consultez notre page sur les caractéristiques pour avoir une idée de ce que NetBSD peut vous apporter !

Problèmes courants (et moins courants)


/usr/bin/nroff: not found en lançant «man» (haut)

Vous devez installer l'ensemble «text». Consultez les notes d'installation.

«Unable to lock mailbox: Permission denied» en lisant mon courriel (haut)

Vérifiez les permissions du répertoire /var/mail. Elles doivent être «drwxrwxrwt» :
% ls -ld /var/mail
drwxrwxrwt  2 root  wheel  512 Nov  6 08:21 /var/mail
Si ce n'est pas le cas, en tant que root, tapez «chmod 1777 /var/mail».

netstat: kvm_read kvm_read: Bad address en lançant «netstat -r» (haut)

Rien de grave. En fait, le fichier /netbsd n'est pas votre noyau courant. De nombreux programmes (comme ps, who, systat, etc...) et libkvm (kvm(3)) accèdent à /netbsd pour savoir ce qui se passe. Renommez simplement votre noyau en /netbsd pour supprimer cette erreur. Assurez-vous que vous ne détruisez pas de noyau fonctionnel en faisant ça.

En tapant «netstat -r», j'obtiens des points d'interrogation sans fin. Que se passe-t-il ? (haut)

libkvm/netstat et /netbsd ne correspondent pas. Ou bien votre noyau courant ne s'appelle pas /netbsd. Dans ce cas, who, ps, ifconfig et systat ne marcheront probablement pas non plus. Vous résoudrez ce problème si vous effectuez une mise à jour des binaires et du noyau en même temps.

w, ps et netstat ne fonctionnent plus après la mise à jour du noyau (haut)

Deux choses. Soit notre noyau courant ne s'appelle pas /netbsd soit les binaires ne correspondent pas au noyau. Dans le premier cas, un lien de votre noyau courant vers /netbsd résoudra le problème.

Dans le second cas, les binaires dynamiquement liés peuvent généralement être corrigés en mettant libkvm à jour afin qu'il corresponde au nouveau noyau. Les binaires statiquement liés doivent être remplacés par des versions plus récentes. Comme ils sont liés statiquement, si vous voulez les recompiler, recompilez libkvm.a avant le programme en question.

Grâce à John Wittkowski (jpw@netscape.com), voici la liste de la plupart des programmes (en plus de /bin/ps) qui dépendent de libkvm (ils sont tous dans /usr/bin) :

Après changement de noyau, «ps» indique «proc size mismatch» (haut)

Comme pour les trois précédentes questions, la réponse est très probablement que votre libkvm ne correspond pas à votre noyau ou vos binaires. Pour résoudre le problème, vous pouvez, au choix, mettre en place la distribution des binaires qui correspondent au noyau ou bien recompiler en suivant les étapes suivantes :
Si vous avez l'erreur «proc size mismatch» et que vous pensez devoir
mettre vos bibliothèques à jour, voici comment faire :

1. Récupérez les codes source. Si vous ne pouvez pas le faire ni
   recompiler, trouvez quelqu'un pour le faire à votre place
   puis installez le tout à la main.

2. Assurez-vous que vos fichiers inclus sont à jour. Faites :
      cd /usr/src
      make includes
   Cela prends un peu de temps. J'ai déjà eu des problèmes car
   certains fichiers Makefile ne définissent pas la variable
   INSTALL. Lorsque le «make include» échoue, je vais dans le
   dernier répertoire listé et j'ajoute une ligne au Makefile :
      INSTALL=/usr/bin/install
    J'ai eu à le faire plusieurs fois pour éliminer toutes les erreurs.

   (Si vous êtes sûr que /usr/bin/make et tous les fichiers de 
   /usr/share/mk sont à jour, les difficultés ci-dessus peuvent proba-
   blement être évitées).

3. Recompilez libkvm et installez-le :
      cd /usr/src/lib/libkvm
      make
      make install
   Notez que pour que libkvm se compile sur mon système, j'ai dû
   ajouter le lien suivant :
      cd /usr/include/machine
      ln -s ../m68k/kcore.h kcore.h
   Il peut s'agir d'une particularité de mon système. Essayez d'abord
   la compilation.

4. Recompilez les binaires STATIQUEMENT liés à libkvm. Le seul
   programme dans ce cas, à ma connaissance, est «/bin/ps». Pour
   le recompiler :
      cd /usr/src/bin/ps
      make
      make install

5. Vous pouvez ou non avoir besoin de recompiler les binaires
   dynamiquement liés à libkvm. Cela est dû (je pense) au fait que
   si le numéro majeur de la version de la bibliothèque est changé,
   le binaire aura besoin de l'ancienne version et ne marchera pas avec
   la nouvelle. Par exemple, mon ancien libkvm était libkvm.so.4.0 et
   le nouveau libkvm.so.5.0. Sans recompiler les binaires dynamiquent
   liés, j'aurai l'erreur «proc size mismatch» (si la bibliothèque 4.0
   est toujours là) ou une erreur bibliothèque manquante (si la
   bibliothèque 4.0 a été supprimée de /usr/lib). Si le numéro mineur
   est changé (par exemple de 4.0 à 4.1), je pense que le programme
   tournera avec un avertissement mais vous n'aurez pas besoin de
   recompiler tout ça.

   Les binaires dynamiquement liés que je connais sont :
      /usr/bin/fstat
      /usr/bin/gdb
      /usr/bin/ipcs
      /usr/bin/netstat
      /usr/bin/nfsstat
      /usr/bin/systat
      /usr/bin/uptime (lié à /usr/bin/w)
      /usr/bin/vmstat
      /usr/bin/w
   Notez que /usr/bin/uptime est lié à /usr/bin/w et sera
   correct lorsque vous aurez effectué «make install» pour w.

   Pour les recompiler, tapez :
      cd /usr/src/usr.bin/<cmd>
      make 
      make install
   Par exemple, pour recompiler /usr/bin/vmstat :
      cd /usr/src/usr.bin/vmstat
      make
      make install
Merci à John Wittkowski (jpw@netscape.com) de nous avoir donné une réponse si détaillée.

Autre contexte : la raison pour laquelle ces utilitaires système doivent passer par la mémoire système pour obtenir des informations, y compris en passant par les problèmes évoqués ci-dessus, est que cette méthode fonctionne aussi lors de «crash dump» du noyau. Caractéristique très utile pour le débugage de celui-ci.

«hash map "Alias0":unsafe map file /etc/aliases: No such file or directory» est affiché (haut)

Vous pouvez corriger le problème en tapant «newaliases» en tant que root.
Sendmail donne ce message lorsque le fichier aliases(5) n'existe pas. Notez que sendmail(8) utilise, en fait, /etc/aliases.db (base de données hash(3) à recherche rapide, construite à partir de /etc/aliases). Le message d'erreur peut donc être déroutant. Il n'apparait cependant que dans NetBSD 1.3 à 1.4, les autres versions possède un /etc/sendmail.cf différent qui demande à sendmail de reconstruire /etc/aliases.db quand il faut. Si vous n'utilisez pas au moins NetBSD 1.4.1, vous devriez certainement vous mettre à jour avec une version officielle plus récente.

Comment éviter que les messages portmap ne s'affichent dans l'interpréteur de commandes, étant root (haut)

Utilisez sudo et ne vous connectez jamais en root.

Si vous devez vous connecter en root, effacez de votre fichier /etc/syslog.conf les facilités incriminées afin de ne pas avoir de messages. Dans la plupart des cas, il est suffisant de désactiver auth.debug à la ligne :

*.notice;auth.debug                                     root
Les messages portmap [pid]: connect from some.other.host ... seront ainsi éliminés. Tapez ensuite kill -HUP pour le pid du processus syslogd.

Vous pouvez aussi consulter la partie de la FAQ consacrée à xconsole.

Comment afficher les lettres accentuées (haut)

Voici un truc issu des archives:
  1. Récupérez locale.tgz
  2. Déballez-le dans / : tar plzvxCf / locale.tgz
  3. Dans votre interpréteur de commandes, paramètrez LC_ALL=iso_8859_1 (rendez cette valeur permanente en la mettant dans .cshrc, .profile, ...)
  4. Redémarrez votre interpréteur ou reconnectez-vous
  5. Vérifiez que votre interpréteur, vi, etc... acceptent les caractères exotiques de votre clavier : öäüÄÖÜ...

Autres questions


Editer des fichiers sous NetBSD (haut)

Il y a deux options évidentes dans le système de base :

Il existe de nombreux éditeurs de texte dans la catégorie editors de pkgsrc. Dont :

Ajouter un disque au système (haut)

  1. Éteignez l'ordinateur
  2. Connectez le nouveau disque
  3. Si votre machine possède une PROM ou un BIOS, vérifiez qu'il est reconnu :
    • sparc récent: Appuyez sur [STOP][A] avant le démarrage puis, à l'invite «ok», probe-scsi.
    • i386 avec BIOS adaptec: Appuyez sur [CTRL][A] avant le démarrage pour entrer dans le BIOS.
    • autres: plus de détails sont les bienvenus :)
  4. Démarrez
  5. Consultez dmesg(8) pour confirmer que le disque est bien reconnu
  6. Établissez un disklabel(8) comprenant les partitions avec disklabel
    (si le disque ne possède pas encore de disklabel, faites quelque chose comme :
    disklabel -i -I sd1 # ignorez le "sd1: no disk label"
    La partition "c" est réservée à la portion NetBSD complète d'un disque et, sur certains portages (dont i386), "d" est réservé pour le disque complet. Voici un exemple montrant l'affectation du disque complet à un seul système de fichiers "e" :
           partition> e
           Filesystem type [?] [unused]: 4.2BSD
           Start offset [0c, 0s, 0M]: 
           Partition size ('$' for all remaining) [0c, 0s, 0M]: $
           e: 234375000         0     4.2BSD      0     0     0   # (Cyl.    0 - 232514*)
           partition> W
           Label disk [n]? y
           partition> Q
    
    Dans disklabel -i vous pouvez utiliser "?" pour obtenir de l'aide.
  7. Pour tout système de fichiers ajouté, newfs <système-de-fichiers> (où <système-de-fichiers> est le rang de la partition, comme /dev/rsd1e, /dev/rwd1f, ...)
  8. Inscrivez le système de fichiers dans /etc/fstab
  9. Vérifiez : fsck -p <système-de-fichiers>
  10. Montez-le : mount -va

Comment utiliser soft updates (softdeps) ? (haut)

Frank van der Linden (frank@wins.uva.nl) a intégré la synchronisation de Kirk McKusick et le code soft update de FFS dans l'arborescence pricipale. Comme soft updates est encore considéré comme expérimental et à cause de sa licence, il doit être intégré séparément.

Voici comment le mettre en place :

  1. Mettez vos sources à jour pour NetBSD-current depuis le 15 novembre 1999. Inutile pour NetBSD 1.5 et plus récent car soft updates y est inclus.
  2. Compilez un nouveau noyau comprenant «options SOFTDEP» dans le fichier de configuration.
  3. Lancez le nouveau noyau.
  4. Si ce n'est pas encore fait, installez les nouveaux fichiers inclus dans /sys/sys (c'est à dire, faites au moins cd /usr/src/sys ; make includes). Pour être sûr, installez-les tous (cd /usr/src ; make includes). Cette étape n'est plus requise depuis NetBSD 1.5.
  5. Recompilez au moins lib/libc, sbin/mount, sbin/mount_ffs, sbin/fsck_ffs, sbin/tunefs puis installez-les. Cette étape n'est plus requise depuis NetBSD 1.5.
  6. Si vous avez utilisé tunefs(8) avant d'activer softdeps, démarrez en mono-utilisateur et désactivez-le : «tunefs -n disable /dev/rXd0x». Softdeps est alors activé par les options de mount(8). Cette étape n'est plus requise depuis NetBSD 1.5 et les systèmes datant d'après le 16 juin 2000.
  7. Dans /etc/fstab, ajoutez l'option de montage «softdep» aux systèmes de fichiers qui doivent l'utiliser. Par exemple, changez la ligne :
    /dev/wd0e    /usr    ffs     rw                      1 2
    
    en :
    /dev/wd0e    /usr    ffs     rw,softdep              1 2
    
  8. Si votre système le possède encore, supprimez «update=YES» de votre fichier /etc/rc.conf. update(8) n'a plus lieu d'être, son travail est désormais effectué de façon plus sophistiquée par une tâche du noyau. Vous pouvez même désactiver update(8) si vous ne voulez pas, pour cette raison, activer soft updates. Cette étape n'est plus requise depuis NetBSD 1.5.
  9. Redémarrez
  10. Appréciez !

Les amélioration de soft updates sont-elles sensibles ? (haut)

Le fait que les méta-données ne soient pas inscrites immédiatement sur le disque rend le système plus rapide. Aucune estimation sur le sujet n'est encore disponible.

Paul Vixie a testé le stockage et destockage de 75 000 fichiers (de façon aléatoire) dans un répertoire à la fois avec et sans softdep. Le résultat montre que le temps de création et de localisation de fichiers dans de gros répertoires est généralement plus court sur les systèmes munis de softdep. (Ici, le système softdep était FreeBSD 4.2 et le non-softdep, BSD/OS 3.1. Un comportement similaire peut être observé avec un système NetBSD).

Comment se comporte le Systême de Fichiers Rapide (FFS, Fast File System) avec softdeps et l'implémentation NetBSD de ext2fs lors d'une extinction malpropre ? (haut)

Le FFS prend soin de correctement ordonner les exécutions de méta-données et s'assure qu'elles précèdent les opérations sur les données auquelles elles se réfèrent. De cette manière, le système de fichiers est garanti d'être récupérable après un plantage. Les N dernières secondes d'un fichier de données peuvent cependant être perdues mais pas les méta-données. N correspond à l'intervalle du syncer (le processus chargé de l'actualisation des données sur le disque), généralement 30 secondes.

Avec softdeps, vous avez presque la même garantie. Softdeps vous garantie d'avoir une image cohérente du système de fichiers à un certain temps avant le plantage. Donc vous ne savez pas, comme vous le sauriez sans softdeps, par exemple, si vous faites une opération éclair comme renommer un fichier de verrouillage, que ce fichier est réellement là. Mais vous savez que le répertoire dans lequel il était ne sera pas détruit et vous savez aussi que l'ordre d'éxécution de cette opération éclair et des suivantes sera préservé. Ainsi, si vous dépendez d'opérations éclair pour contrôler, par exemple, des processus de type base de données (écriture de files d'attentes de courriel, récupération de données d'un système de transaction...), vous pouvez sans problèmes reprendre à partir de l'opération qui a planté.

L'implémentation dans NetBSD de ext2fs vous apporte les garanties traditionnelles de FFS en ce qui concerne les méta-données (contrairement à Linux). Vous pouvez donc l'utiliser avec plus de confiance que le ext2fs natif de Linux. Le revers de la médaille est une perte de rapidité car l'implémentation fait ce qu'il faut en cas de plantage au lieu de potentiellement grignotter votre système de fichier lui-même.

Quelle quantité de mémoire virtuelle (haut)

Sur les anciens systèmes unix, il était recommandé d'avoir une mémoire virtuelle (swap) double de la mémoire vive. Cela parce que les pages actives en mémoire vive devaient avoir des pages allouée en mémoire virtuelle, limitant effectivement cette dernière à la taille de l'espace d'échange (swap). Ce n'est plus vrai avec NetBSD. La mémoire virtuelle totale est approximativement swap + mémoire vive (RAM).

Sous NetBSD, il existe trois façon d'utiliser l'espace d'échange (swap) :

  1. Mémoire virtuelle supplémentaire
    Les pages les moins actives contenant des données modifiées peuvent migrer vers l'espace d'échange, permettant à la mémoire virtuelle d'être suppérieure à la mémoire physique.

  2. Un espace pour les «core dumps» noyau
    Elle est ensuite lue par savecore(8), au démarrage. Pour que cela marche, la partition swap primaire doit être légèrement suppérieure à la mémoire vive.

  3. Pour les systèmes de fichiers mfs(8)
    Traditionnellement montés sur /tmp afin d'accélérer les programmes utilisant /tmp, en ajoutant ce qui suit au fichier fstab(5) :
    	swap  /tmp  mfs  rw,-s=TAILLE 0 0
    où la TAILLE est en blocs de 512 octets. L'espace nécessaire est emprunté à l'espace d'échange lorsque système de fichiers est utilisé.

La valeur «correcte» pour la mémoire virtuelle dépend de l'utilisation que l'on veut avoir du système mais, en général :

Ajouter de la mémoire virtuelle à un système en place (haut)

Les systèmes doivent être configurés avec suffisamment de mémoire virtuelle, comme expliqué à la question Quelle quantité de mémoire virtuelle.

Il y a trois façons d'en ajouter à un système configuré :

  1. Réorganiser le disque système en augmentant la partition swap.
    Bien que l'on puisse soutenir qu'il s'agisse de la solution la plus propre, elle implique quelques dérangements évidents.

  2. Ajouter une partition swap.
    Lorsque vous ajoutez un disque, il est généralement une bonne idée d'inclure une petite partition «b» pour la swap et d'ajouter une entrée de la forme :
    	/dev/DISQUEb       none    swap sw 0 0
    dans votre fichier /etc/fstab pour l'activer au démarrage. (Où DISQUE est le nom du disque comme»sd1» ou «wd2»).

  3. Créer un fichier swap.
    L'option la plus rapide et la plus simple est de créer un fichier dans le système de fichiers existant et de l'utiliser comme swap. Les accès seront un peu plus lents que pour une partition dédiée (à cause de la fragmentation et du survol des fichiers) mais c'est la solution idéale pour résoudre un manque temporaire de mémoire.

    Pour ajouter 10 Mo de mémoire virtuelle, c'est aussi facile que de choisir un système de fichiers avec siffisamment d'espace puis :

    	# dd if=/dev/zero bs=1m count=10 of=/unsytèmedefichiers/swap
    	# chmod 600 /unsytèmedefichiers/swap
    	# swapctl -a -p 1 /unsytèmedefichiers/swap
    La commande «dd(1)» crée le fichier «/unsytèmedefichiers/swap» de 10 Mo. Il doit être chmod(1) 600 afin que les utilisateurs non-privilégiés ne puissent lire son contenu (swapctl(8) rejettera les fichiers lisibles par tout le monde). La commande «swapctl(8)» ajoute /unsytèmedefichiers/swap à l'espace swap du système avec une priorité de 1. La priorité 0 (par défaut) est la plus forte mais comme le fichier est légèrement plus lent, le système ne l'utilisera que lorsque la mémoire virtuelle conventionnelle sera complètement saturée.

    Pour que la mémoire virtuelle sur fichier soit permanente et activée à chaque démarrage, inscrivez, dans /etc/fstab, quelque chose comme :

    /unsytèmedefichiers/swap   none   swap   sw,priority=1   0   0
    

Déplacer /usr vers une autre partition (haut)

  1. Assurez-vous que la nouvelle position (par exemple /dev/sd0e) ne chevauche pas une partition existante. Vérifiez-le avec disklabel(8).
  2. S'il n'y a pas encore de système de fichiers, lancez
    # newfs /dev/sd0e
  3. Montez-la et copiez-y les données :
    # mount /dev/sd0e /mnt
    # cd /usr
    # pax -rw -pe . /mnt
    # umount /mnt
  4. Modifiez /etc/fstab en ajoutant «/dev/sd0e /usr ffs rw 1 2» (changez /dev/sd0e suivant votre situation).
  5. Passez en mode mono-utilisateur et créez un nouveau point de montage :
    # shutdown now
    # mv /usr /usr.ancien
    # mkdir /usr
  6. Démarrez le système, testez-le et lorque tout est correct, «rm -rf /usr.ancien».

Reconstruire /dev (haut)

Le répertoire /dev contient les fichiers périphérique (device) nécessaires pour accéder aux périphériques et pseudo-périphériques. S'il est endommagé, des comportement étranges peuvent apparaitre.
Pour le reconstruire, vous devez d'abord démarrer en mono-utilisateur (il est possible de le faire en multi-utilisateur mais ce n'est pas recommandé) puis :
  • mkdir /nouveaudev
  • cd /nouveaudev
  • cp /dev/M* .
  • sh MAKEDEV all
  • cd /
  • mv dev anciendev; mv nouveaudev dev
  • rm -r anciendev

Connecter un UPS au système NetBSD (haut)

La connexion est triviale. Il en faut un peu plus pour que NetBSD s'éteigne proprement lorsque le courant est sur le point de se couper.
Simon J. Gerraty a écrit une page sur l'utilisation d'un APC Smart-UPS. Si vous écrivez votre propre logiciel dialogant avec un UPS, vous devrez probablement positionner le drapeau softcar a l'aide de tcsetattr(). Wolfgang Rupprecht résume la situation :

Il existe deux interfaces UPS différentes. Certains possèdent les deux. Le connecteur 9 broches de l'UPS n'est jamais qu'une adapatation du RS-232 normal des PC. Au mieux, il s'agit d'une interface RS-232 à trois fils, les broches étant réarangées pour rendre les choses plus intéressantes. Au pire, il s'agit d'un signal de contact qui n'est pas dans les voltages du RS-232 et qui nécessite l'utilisation d'un amusant câble muni d'un composant transformant ce voltage en un autre, dont le port RS-232 pourra analyser les variations. Le signal de cette dernière interface est uniquement binaire (normal / baisse de tension). Il doit être envoyé sur un ligne de contrôle modem et reçu par un programme consultant le statut d'une telle ligne. A moins d'être très attentif, il est facile de confondre le câble ligne-de-contrôle-modem-uniquement de certains UPS avec un câble rs-232.

Un tour sur la page web APC et quelques résultats prometteurs d'AltaVista montrent qu'ils ont trois interfaces de base. Les UPS bas de gamme («back UPS») ne possèdent que l'interface ligne de contrôle modem. Les deux haut de gamme («Back UPS Pro», «Smart UPS») combinent la ligne de contrôle et les signaux trois fils rs-232. Dans les deux cas, il est nécessaire d'utiliser un câble spécial. Celui pour la ligne de contrôle modem contient des transistors et des diodes permettant le décalage de niveau (et prise d'énergie sur d'autres fils). C'est du bricolage et le mot LAID vient tout de suite à l'esprit. Le deuxième type de câble permet la communication série avec le UPS. Certaines documentations précisent que ça ne marche que si l'on envoie deux bits d'arrêt. Le protocole n'a pas l'air d'être officiellement documenté et les modèles back-UPS pro et smart UPS n'ont pas le même langage. Seul le modèle back-UPS pro semble avoir du support tierce partie où de nombreux détails du protocole ont pu être devinés.

Les offres des concurrents ont toutes l'air semblables (ligne de contrôle modem uniquement et ligne série propriétaire avec câble spécial). A aucun moment, je n'ai pu trouver de documentation sur les standards.

NetBSD fonctionne-t-il sans que secr.tgz soit installé ? (haut)

Oui. La distribution sécurité contient principalement les version kerberizées des utilitaires tels que telnet, en plus du code d'encryption DES, dans les version précédant la 1.5 de NetBSD. Il existait une distribution standard de NetBSD avec le code d'encryption DES, suffisante pour faire fonctionner le système NetBSD. A partir de NetBSD 1.5, l'archive séparée «secr.tgz» n'existe plus. Si vous vous posez cette question uniquement parce que vous ne trouvez pas secr.tgz, sachez qu'elle se trouve dans le sous répertoire «<arch>/binary/security» de l'arborescence des NetBSD dantant d'avant la 1.5.

Qu'est-ce que le mode mono-utilisateur, pourquoi et comment ? (haut)

Le mode «mono-utilisateur» est lorsque le noyau est démarré mais que seul un interpréteur de commandes tourne sur la console. Si vous démarrez en mono-utilisateur, seul le système de fichiers racine est monté et il est en lecture seule. Parmi les utilisation que l'on peut en avoir, il y a : Vous entrez en mode mono-utilisateur en lançant «shutdown now», en étant root ou bien en démarrant avec l'option «-s» (la méthode pour le faire varie d'un portage à l'autre).

Lorsque vous aurez démarré en mono-utilisateur, ces commandes vous seront utiles :

Comment passer de mono à multi-utilisateur ? (haut)

Vous sortez de l'interpréteur de commandes mono-utilisateur en tapant «exit» ou ctrl-D.

Le système démarrera en multi-utilisateur, lancera tous les services... Notez que les disques ne sont pas vérifiés lors du passage de mono à multi-utilisateur !

Comment monter un système de fichiers lecture seule en lecture-écriture ? (haut)

Utilisez le commutateur -u (update) de mount(8) : «mount -u /». Vous avez probablement démarré en mono-utilisateur et le système de fichiers racine est en lecture seule. Cela vous donne une chance de pouvoir lancer fsck à la main avant de rendre le système multi-utilisateurs. Une autre façon de monter tous les systèmes de fichiers de /etc/fstab en lecture-écriture est d'utiliser «mount -a».

Cependant, la meilleure façon de faire est de passer en mode multi-utilisateur en quittant l'interpréteur. Les systèmes de fichiers seront alors montés tels qu'indiqué dans /etc/fstab.

Quand l'utilisation de fsck est-elle sûre ? (haut)

N'utilisez fsck(8) que sur des volumes non montés ou en lecture seule. Le lancer sur un volume en lecture-écriture est dangereux et peut corrompre le système de fichiers. En mode mono-utilisateur, le système est monté en lecture seule. Vous pouvez alors lancer «fsck -p» pour vérifier tous les systèmes de fichiers avant de passer en mode multi-utilisateurs. Si un système de fichiers a déjà été marqué comme «propre» et que vous voulez tout de même le vérifier, utilisez -f.

Quelque soit les modifications éventuellement effectuées par fsck, il est certainement préférable de redémarrer la machine sans écrire le cache (reboot -n).

Comment lire les messages de démarrage ? (haut)

Les messages enregistrés peuvent être lus avec dmesg(8). Ils sont généralement (depuis 1.4) automatiquement stockés dans /var/run/dmesg.boot immédiatement après le démarrage. Si kernfs est activé (voir mount_kernfs(8)), vous pouvez aussi faire more /kern/msgbuf.

Comment éteindre l'ordinateur ? (haut)

Pour retomber en mono-utilisateur, utilisez «shutdown now». Pour arrêter la machine, utilisez «shutdown -h now» (halt). Sur certains portages, il existe «shutdown -p now» qui permet de réellement couper le courant de l'ordinateur. Reportez-vous à la page de manuel shutdown(8) pour plus de détails.

Comment redémarrer l'ordinateur ? (haut)

Utilisez «shutdown -r now» ou tout simplement «reboot». Reportez-vous aux pages de manuel shutdown(8) et reboot(8) pour plus de détails.

A quoi sert /kern ? (haut)

Il sert à monter le système de fichiers kernfs. Consultez la page de manuel mount_kernfs(8).

A quoi sert /proc ? (haut)

Il sert à monter le système de fichiers procfs. Consultez The Design and Implementation of the 4.3BSD UNIX Operating System de Leffler, McKusick, et al., p. 104-5, 436 (Conception et implémenation du système 4.4BSD, page 225). Consultez aussi la page de manuel mount_procfs(8).

Il est normalement utilisé en créant, en root, le répertoire «/proc» puis en l'ajoutant au fichier /etc/fstab (voir fstab(5)) :
/proc /proc procfs rw 0 0

Après avoir changé /etc/motd quelque chose le remet à son contenu original (haut)

Si vous effacez l'en-tête, le processus de démarrage effacera vos modifications. Vous pouvez l'en empècher en mettant update_motd=NO dans /etc/rc.conf : /etc/motd ne sera plus touché et vous pourrez y mettre ce que vous voulez.

Où vendre du matériel lié à NetBSD ? (haut)

Si c'est occasionnel, vous pouvez généralement poster un courriel sur la liste de diffusion du portage concerné ou à netbsd-forsale@mono.org.
Si vous voulez donner du matériel afin d'aider au développement de NetBSD, consultez la page de Contributions matérielles ou contactez core@NetBSD.org.

Créer un fichier MP3 (MPEG layer 3) à partir d'un CD audio (haut)

Note : ces instructions ont été testées avec la paquetage cdd mais pas avec tosha ni cdparanoia.

Les étapes à suivre pour créer un fichier MPEG layer 3 (MP3) à partir d'un CD audio (avec des logiciels issus de la collection de paquetages de NetBSD) sont :

  1. Extraire (riper) les données audio du CD.

    • Le paquetage cdd peut être utilisé pour les lecteurs ATAPI ou SCSI. Pour extraire la piste 2, tapez :

      cdd -t 2 `pwd`

      Vous obtiendrez le fichier track-02.cda dans le répertoire courant.

    • Le paquetage tosha peut être utilisé pour les lecteurs SCSI. Pour extraire la piste 2, vous devriez pouvoir taper :

      tosha -d lecteur-CD-ROM -t 2 -o track-02.cda

    • Pour la plupart des lecteurs ATAPI, SCSI ou propriétaires, le paquetage cdparanoia peut être utilisé. Avec cdparanoia, les données peuvent être sauvegardées dans un fichier ou redirigées vers la sortie standard au format WAV, AIFF, AIFF-C ou flux. L'option -g est actuellement nécessaire pour la version NetBSD de cdparanoia. Par exemple, pour sauvegarder la piste 2 au format WAV :

      cdparanoia -g /dev/rcd0d 2 track-02.wav

      Vous pouvez alors sauter à l'étape trois qui permet d'encoder un fichier WAV en MP3.

  2. Convertir le fichier audio au format WAV.

    • A l'aide du paquetage sox, tapez :

      sox -s -w -c 2 -r 44100 -t cdr track-02.cda track-02.wav

      Cette opération converti track-02.cda du format flux en fichier track-02.wav au format WAV par mots (w) de 16 bits signés sur deux canaux avec un échantillonage (r) de 44100 kHz.

  3. Encoder le fichier WAV au format MP3.

    • A l'aide du paquetage bladeenc tapez :

      bladeenc -128 -QUIT track-02.wav

      Cette opération encode le fichier track-02.wav dans track-02.mp3 au format MP3 avec un taux de 128 kbits/sec. La documentation de bladeenc décrit les taux (bit-rates) en détail.

    • A l'aide du paquetage lame tapez :

      lame -p -o -v -V 5 -h track-02.wav track-02.mp3

      Vous pouvez encoder avec une qualité moindre suivant votre matériel ou vos goûts.

Le fichier MP3 obtenu peut être joué avec les paquetages maplay, mpg123 ou splay.

Lancer un programme au démarrage (haut)

L'heure spéciale @reboot de Vixie cron(8) (utilisé par NetBSD) peut être utilisée pour indiquer à cron(8) de lancer un programme spécifique à l'amorçage du système. Cela permet aussi à des utilisateurs dépourvus des privilèges root de lancer automatiquement des commandes au démarrage.

Mise en place d'un lecteur ccd (haut)

  1. disklabel des disques :
    créez les partitions que vous voulez concaténer. Assurez-vous qu'il y a une place suffisante avant le début (je pense que 16 secteurs devraient suffire mais je n'en suis pas sûr). Je ne sais pas si le type importe, j'ai utilisé les partitions 4.2BSD «normal».
  2. configurer le ccd.
    Vous devrez sans doute tatonner avant de trouver l'imbrication de secteurs (interleave) qui donne les meilleures performences. 48 fonctionne parfaitement avec mes deux disques. Pour autant que je sache, avec 16 et d'autres nombres, tous les inodes peuvent se trouver sur le même disque, ce qui ne permet pas d'améliorer les performences. Si mes souvenirs sont bons, j'ai rencontré des problèmes avec des composants pour lesquels le nombre de secteurs n'est pas un multiple de l'imbrication.
  3. établir le disklabel du ccd comme pour un disque normal
  4. newfs du ccd.
  5. le monter.

Consultez les pages ccd(4) et ccdconfig(8) pour plus d'informations.


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